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Congo. Quand Tsaty Mabiala cherche à piéger Sassou N'Guesso

Rédigé le 16/02/2020
Clavis Kiba & Drush N'Gollo


Le porte-parole du Parti congolais du travail (PCT), Parfait Romuald iloki a révélé au cours d’une conférence de presse le samedi 15 février à Brazzaville, que le parti au pouvoir était favorable à la tenue d'un dialogue national, que l’opposition n’a eu de cesse de réclamer. « Le dialogue dans notre pays est encadré par la Constitution du 25 octobre 2015 et la loi organique n° 30-2017 du 7 août 2017 instituant un Conseil national de dialogue », a-t-il déclaré.

Il a également dévoilé la réponse de son parti au sujet de la proposition du numéro 1 de l’opposition, Pascal Tsaty Mabiala sur le report de l'élection présidentielle en 2023. Élection qui devrait être précédée d’une période de transition, et à laquelle le chef de l'État sortant, Denis Sassou N’Guesso, ne serait pas autorisé à prendre part. Depuis plusieurs semaines, Tsaty Mabiala, qui s’exprime au nom de l'Union panafricaine pour la démocratie sociale (UPADS), le principal parti de l’opposition au Congo, bat activement campagne contre l’idée d’une élection présidentielle en 2021, tel que le prévoit la constitution.  Selon lui, « il ne peut y avoir d’élections crédibles dans les douze mois à venir en l’absence d’un corps électoral fiable résultant d’une refonte du fichier électoral actuel. »

Et de préciser qu’il faudrait y ajouter l’introduction de la biométrie, la restructuration de la Commission nationale électorale indépendante (CNEI), le découpage électoral, l’application des décisions découlant de la concertation de Ouesso, notamment le plafonnement des frais de campagne électorale. Le PCT voit dans les propositions de Tsaty Mabiala un piège politique à l’encontre du candidat déjà déclaré de la majorité présidentielle, le camarade Denis Sassou N’Guesso.

Le parti se base sur l’ alinéa 1 de l’article 5 de la Constitution congolaise qui stipule que « la souveraineté nationale appartient au peuple qui l’exerce au moyen du suffrage universel, par ses représentants élus ou par voie de référendum. Aucune fraction du peuple, aucun corps de l’Etat, ni aucun individu ne peut s’en attribuer l’exercice ». Dès lors, toute prolongation du mandat du président de la République au-delà de cinq ans, sans consultation du peuple, apparaît comme une violation flagrante de la Constitution.