Le vote de la force publique. Un test du dispositif électoral selon la CNEI

Rédigé le 05/07/2022
Mickelda Gibout


« Nous allons améliorer notre niveau d’organisation du point de vue de la capacité des personnes affectées dans les bureaux de vote et celles nommées dans les commissions locales(…). Nous avons encore quatre jours pour remédier aux faiblesses que nous avons pu constater » a déclaré le président de la Commission nationale électorale indépendante (CNEI), Henri Bouka, lors de sa ronde le 4 juillet 2022 dans les bureaux de vote à l’occasion du vote par anticipation des forces de défense et de sécurité. Après un premier test en 2021, pendant l’élection présidentielle, le Congo expérimente pour la deuxième fois le vote par anticipation des éléments de la force publique. Selon Henri Bouka, cette méthode permet de tester le dispositif électoral. La Commission a également prévu un vote par procuration pour les policiers et soldats en mission, loin de leur lieu habituel de travail. « Dans l’ensemble, le vote des éléments de la force publique qui ne concerne qu’environ 0, 17% du corps électoral global s’est bien déroulé » a conclu Henri Bouka. Rappelons que près de 3 millions d’électeurs sont attendus pour ces élections législatives et locales.