Pénurie de carburant. Vers le bout du tunnel au Congo ?

Rédigé le 12/08/2022
Mickelda Gibout


Depuis près d’un mois, les stations-services sont prises d’assaut par les automobilistes à la quête de quelques litres de carburant. Les pompistes sont exténués. L’essence et le gasoil sont devenus une denrée rare dans toute la République. Les autorités du pays expliquent qu'il s'agit là des répercussions de la crise russo-ukrainienne, de l'insuffisance de moyens logistiques et de l’arrêt de production de la Congolaise de raffinage (Coraf). Pour mettre fin au calvaire, le gouvernement envisage une solution « imminente ». « D’ici deux semaines nous devrions avoir suffisamment des produits pour garantir une autonomie d’un mois » a promis le ministre des hydrocarbures, Bruno Jean-Richard Itoua, ce mercredi 10 août 2022 lors d’une séance de questions orales avec les députés, à l’hémicycle du sénat. Selon lui, la Société nationale des pétroles du Congo (SNPC) a engagé un important programme d’importation et le gouvernement a mis en place des actions d’urgence à trois volets : constituer des stocks en urgence, établir des contrats de longue durée pour assurer une fourniture abondante et suffisante, et la subvention officielle en cours de préparation qui permettra à la SNPC de ne plus avoir à supporter le moindre déficit à l’importation. De son côté, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), s’engage à aider le pays dans l’augmentation de la capacité de stockage des infrastructures publiques et compagnies pétrolières opérant sur le territoire congolais d’ici septembre prochain. Le cartel de pays pétroliers va parallèlement faciliter l’accès des bruts congolais à des raffineries plus performantes notamment celle en construction à Lagos au Nigeria qui, d’après le secrétaire général de l’Opep, sera capable de satisfaire la demande en produits pétroliers de toute l’Afrique.