Agriculture. Icco entend relancer la filière Cacao du Congo

Rédigé le 11/10/2022
Mickelda Gibout


Après la CIB en 2015, une filiale du géant asiatique Olam, c’est au tour de l’Organisation internationale du cacao (Icco) de vouloir redynamiser la cacao-culture en République du Congo. Le 10 octobre 2022, le directeur exécutif de l’Icco, Michel Arrion, et le ministre en charge de l’agriculture, Paul Valentin Ngobo ont passé au peigne fin toutes les questions relatives à la relance de cette culture, ce dans le cadre du projet d’appui à la relance du secteur agricole lancé l’an dernier. Pour Michel Arrion, la rémunération des producteurs est à suivre de près. Le directeur de l’Icco et son organisation, actant en faveur d’une meilleure rémunération, a invité le Congo à y adhérer. Ainsi pourra-t-il bénéficier de l’assistance technique et financière réservée aux pays membres, présentement au nombre de cinquante-deux dont une dizaine de pays africains. Notons qu’autrefois la cacao-culture couvrait environ 83% du territoire congolais. Au cours de la dernière décennie, le Congo a enregistré une amélioration de sa production cacaoyère. Elle serait passée à 16 000 tonnes à la fin de la saison 2020-2021 contre 1 500 tonnes en 2010-2011. Il est par ailleurs envisagé qu'elle atteigne 20 000 tonnes en 2021-2022.